Taux d'actualisation
Alias : taux d'actualisation, coût du capital, coût moyen pondéré du capital (CMPC, WACC) quand il en est dérivé, taux de rendement exigé, hurdle rate.
Définition
Actualiser, c'est répondre à « combien vaut aujourd'hui un euro reçu dans n années ». Le taux d'actualisation mesure ce que l'entreprise exige de ses investissements pour rémunérer ceux qui la financent (actionnaires et prêteurs), compte tenu du risque. Il est du ressort de la direction financière : un chef de projet qui choisit lui-même un taux choisit son résultat. La bonne pratique est de demander le taux, de l'étiqueter « fourni par la DAF », et de présenter la sensibilité de la VAN à des taux voisins.
Un taux plus élevé pénalise les projets dont les bénéfices sont lointains ; c'est voulu, ils sont plus incertains. Dans un cas pédagogique, le taux est une hypothèse et doit être présenté comme tel, jamais comme une norme.
Exemple
Un projet évalué à 8 % (hypothèse pédagogique du cas [ETILOG]) a une VAN de −38 k€. À 6 %, la VAN est de +65 k€ : deux points de taux suffisent à changer le signe. Le dossier présente les deux et laisse la DAF dire quel taux s'applique, plutôt que de défendre le 8 %.
À ne pas confondre avec
- Le taux d'intérêt d'un emprunt : le coût de la dette seule.
- L'inflation : un autre phénomène, traité à part (flux en euros constants ou courants, avec un taux cohérent).
- Le TRI : la performance du projet, qui se compare au taux d'actualisation.
Voir aussi
Fiches : FIN04 — Calculer et interpréter la VAN et le TRI, FIN05 — Expliquer à la DAF ce que votre projet coûte et rapporte. Kits : T09 — Business case, coût complet, VAN/TRI et scénarios, T10 — Passerelle budget, P&L et trésorerie. Termes : VAN (valeur actuelle nette), TRI (taux de rentabilité interne), analyse de sensibilité.