Délégation
Alias : mandat, subsidiarité (le principe de décider au plus près), autonomie encadrée, delegation, empowerment.
Définition
Déléguer n'est ni abandonner ni surveiller : c'est confier un résultat avec les moyens de l'obtenir. Une délégation tient en cinq points écrits : le résultat attendu (pas la méthode), les limites (budget, délai, périmètre, décisions réservées), les moyens (temps, accès, personnes), les points de contrôle (quand et sur quoi on fait le point) et ce qui déclenche une remontée (les tolérances dépassées). Le délégant reste comptable devant sa propre hiérarchie : il délègue l'autorité, pas la responsabilité finale.
Le niveau de délégation se choisit selon la personne et le sujet, de « fais et rends compte » à « propose, je décide ». L'erreur symétrique de la micro-gestion est la délégation sans cadre, où la personne découvre les limites en les franchissant.
Exemple
Un chef de projet délègue à un chef de lot la conduite de la recette métier : résultat attendu, un rapport de recette signé avant le 24 février ; limites, aucune modification du périmètre testé sans accord ; moyens, deux testeurs métier à mi-temps ; points de contrôle, chaque vendredi sur le taux d'exécution et les anomalies majeures ; remontée immédiate si une anomalie bloquante apparaît ou si le taux d'exécution prend plus de trois jours de retard.
À ne pas confondre avec
- L'affectation d'une tâche : un travail à faire, sans transfert d'autorité.
- La démission du manager : une délégation sans cadre ni points de contrôle.
- La responsabilité au sens du RACI : la délégation change le R, parfois le A ; elle se note dans la RACI.
Voir aussi
Fiches : EQ05 — Déléguer avec des responsabilités et des points de contrôle clairs, EQ04 — Construire un onboarding qui rend progressivement autonome. Kits : T17 — Rôles, délégation et dépendances entre équipes. Termes : point de contrôle, rôle et responsabilité, RACI, plan de montée en autonomie.