Matrice pouvoir-intérêt
Alias : grille pouvoir-intérêt, matrice des parties prenantes, cartographie des acteurs. Variante : matrice pouvoir-influence, ou modèle de saillance (pouvoir, légitimité, urgence).
Définition
La matrice croise deux axes, chacun noté simplement (faible ou fort) : le pouvoir, c'est-à-dire la capacité de la partie prenante à faire avancer ou bloquer le projet ; l'intérêt, c'est-à-dire l'attention qu'elle lui porte réellement, pas celle qu'elle devrait lui porter. Quatre attitudes en découlent : pouvoir fort et intérêt fort, gérer de près ; pouvoir fort et intérêt faible, satisfaire sans envahir ; pouvoir faible et intérêt fort, tenir informé ; pouvoir faible et intérêt faible, surveiller. Cette grille à quatre conduites est l'adaptation PMLeadr d'un outil répandu : le glossaire APM décrit la grille des parties prenantes sans ces conduites, et PM² (C.3) croise un intérêt mesuré en soutien (positif, neutre, négatif) et une influence.
L'exercice vaut par sa relecture : une direction financière peu intéressée au cadrage devient très intéressée quand le budget dérive. La matrice ne se partage pas telle quelle avec les intéressés ; c'est un outil de travail du chef de projet, à garder sobre dans ses libellés.
Exemple
Projet de retrait d'un ancien service : le juridique a un pouvoir fort (il peut interdire le retrait tant que les obligations de conservation ne sont pas connues) et un intérêt faible tant qu'on ne le sollicite pas. Il se traite en « satisfaire » : une question précise, tôt, plutôt qu'une invitation à tous les comités.
À ne pas confondre avec
- Le RACI : qui fait quoi sur les activités ; la matrice dit qui compte et pourquoi.
- L'organigramme : la hiérarchie ne mesure ni le pouvoir réel ni l'intérêt.
Voir aussi
Fiches : GP02 — Cartographier les parties prenantes et préparer leur implication, ST09 — Préparer un arbitrage de direction générale. Kits : T02 — Parties prenantes et implication. Termes : partie prenante, sponsor, conduite du changement.